Description
Diamètre réduit, très cuivré. Probable imitation des Croisés (Type A) ou du Second Empire Bulgare (Type A).
L'avers représente le Christ nimbé trônant de face, revêtu du pallium et du colobium, tenant les Évangiles des deux mains. Cette iconographie christologique, centrale dans la tradition monétaire byzantine, affirme la légitimité divine du pouvoir impérial.
Au revers, Manuel Ier apparaît couronné par la Vierge Marie, représentée debout de face. L'empereur, vêtu du divitision et du loros, tient un globe crucigère de la main gauche et le labarum de la main droite. La Vierge, nimbée et voilée, est drapée dans un maphorion orné ; elle pose sa main droite sur la couronne impériale tout en désignant ou en soutenant celle-ci de la main gauche.
Durant cette période, Manuel Ier Comnène s'impose comme l'un des empereurs les plus actifs de la dynastie. Après sa victoire décisive sur le royaume de Hongrie à Sirmium en 1167, il étend l'influence byzantine dans les Balkans. Il mène également une politique méditerranéenne ambitieuse, cherchant à restaurer la présence impériale en Italie méridionale tout en maintenant des relations complexes avec les États latins d'Orient et le Saint-Empire romain germanique. Constantinople demeure alors un centre politique, économique et culturel de premier plan. Toutefois, les tensions croissantes avec les républiques maritimes italiennes, notamment Venise et Gênes, ainsi que le poids grandissant des privilèges commerciaux accordés aux marchands étrangers, contribuent progressivement à fragiliser certains équilibres internes de l'Empire.



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